Herrmann Bareiss le gentleman hôtelier

Article écrit en septembre 2016

Dans la région de Freudenstadt, la famille Bareiss a été pionnière dans le tourisme. Rencontre avec Hermann, le dirigeant de l’affaire familiale devenue un employeur majeur à Baiersbronn.

 

Samedi, fin d’après-midi chaude  en ce mois de septembre. Après avoir mis le corps au repos dans l’espace wellness, nous avons un entretien avec le maître des lieux, Hermann Bareiss. Un homme grand, élégant et affable nous reçoit dans son bureau au rez-de-chaussée avec vue directe sur l’entrée de son établissement, bien que discret. Ce qui m’interpelle sans délai, c’est la bibliothèque. La culture et les affaires. Autour d’une coupe de champagne, Hermann Bareiss raconte les débuts de la saga de Mitteltal. 

Offrir un paradis 

Sa maman Hermine, veuve de guerre, ouvrit en 1951 un petit hôtel de six chambres doubles. Lui avait alors 7 ans. La maison offrait déjà l’eau chaude, fournie par le charbon. Un confort rare pour l’époque. C’étaient les premiers pas du tourisme à Baiersbronn. Sur inscription, le client pouvait prendre le bain à l’étage, où se trouvaient encore les toilettes. En 1953, c’était la première bonne saison. Dès lors, l’entreprise allait se développer et grandir pour atteindre aujourd’hui la centaine de chambres, le seuil optimal de l’avis des hôtes… »Werden Sie bitte nicht gröBer aber attraktiver« .

La famille Bareiss exploite un ensemble à multiples facettes, une hôtellerie de luxe, un espace bien être, plusieurs restaurants dont la table triplement étoilée sous les ordres de Claus-Peter Lumpp. A propos de  cuisine, dans cette grande commune où trois chefs se partagent huit macarons Michelin, Hermann rend hommage à ses pairs alsaciens, sans lesquels il ne serait peut-être pas à son niveau actuel. Il cite les frères Haeberlin, Yvonne, les Jung et Husser… Les Français lui ont donné recettes et fournisseurs.  De belles complicités professionnelles de part et d’autre du Rhin auront  consolidé des amitiés sincères et favorisé la quête de l’excellence culinaire dans cet écrin de la Forêt-Noire. Au Bareiss, le client doit se sentir comme à la maison. L’hôtel lui promet un paradis, comme on sait le trouver dans ce coin d’Allemagne prisé des Alsaciens, Strasbourg n’étant qu’à 70 km.

Un vieux cabriolet

Hermann Bareiss nous fait la conversation alors qu’il organise la Bareiss Classic, 12e édition d’un rallye vintage. Dans deux semaines, Baiersbronn vivra pleinement à l’heure de l’automobile ancienne, avec sa Classic, 4e de la série. En attendant, une trentaine d’oldtimer passent du bon temps dans la vallée de la Murg. Le propriétaire confie posséder une vieille Mercedes, mais comme tout entrepreneur, il a trop la tête dans le guidon pour s’adonner au roadbook


Hotel Bareiss ***** Relais&Châteaux

http://www.bareiss.com 

 

TROIS TERRES, UN DOMAINE : MANN (EGUISHEIM)

« Un grand vin vient de la vigne. » C’est la conviction de Sébastien Mann, qui inaugure cette semaine avec ses parents les nouveaux caveau et chai du domaine familial à Eguisheim.

Lundi après-midi au 11, rue du Traminer. La cour est occupée par des convives finissant le dessert. C’est la journée des professionnels, notamment des importateurs français et étrangers et des restaurateurs. Sébastien me fait la visite rapidement, avant une dégustation verticale. Deux ans de travaux pour aboutir à cette remarquable transformation au sein de la maison familiale. Les murs sont chargés d’histoire. Sébastien évoque la guerre dévastatrice, les Allemands sur place, le lavoir disparu… En restaurant les lieux, le puits a été remis en état. Il plonge profondément vers une eau de source.

Dans le chai, les cuves inox cohabitent avec le béton verré. Sébastien se dit « fou de barriques ». Dans le caveau justement, une succession de tonneaux dont certains façonnés en Autriche. Ici mûrissent des crémants, que le jeune homme a introduits dans le patrimoine Mann, lui qui a travaillé la bulle en Champagne.

Le Domaine Mann annonce 35 vins à la carte dont deux grands crus : Eichberg etPfersigberg. Il totalise 13 ha, essentiellement à Eguisheim et Ingersheim. Chacun son identité. Trois terroirs les façonnent : granit, grès, calcaire. D’où l’appellation « Vignoble des 3 Terres ».


Il y a une vingtaine d’années, Jean-Louis alimentait la coopérative. En 2004, ses parcelles ont basculé dans le bio. Et en 2009, avec le fils, le passage à la biodynamie, pour aller plus loin, en s’appuyant sur le calendrier lunaire, sur l’observation méticuleuse des vignes, à l’écoute de leurs « vibrations ». Jusqu’à remplacer autant que possible le soufre et le cuivre par des plantes. Sébastien considère ses nectars plus « air », quand ceux de son père seraient plus « terre ». « Des vins qui nous ressemblent » commente le trentenaire, comparant le travail complexe du vinificateur à celui du peintre. « Le Domaine Mann choisit le chemin de l’enracinement, de la solidité et choisit de faire de son métier d’artisan un métier de transmission ».

Au plus près de la nature, les bâtiments ont été habillés de matériaux épurés et chaleureux. Au grand public de les inaugurer le 14 septembre.

Domaine Mann à Eguisheim

LA RENTRÉE DU PARADIS

Nouveau spectacle au music-hall de Soultzmatt à partir du 7 septembre

LOLA FROM PARIS EN (RE)CONQUÊTE DE CELEBRITY

Olivier et Samuel

Semaine de rentrée. Il fait beau et chaud. Au Paradis des Sources, les artistes répètent par cet après-midi du premier jour des vendanges. 
Olivier Gadal quitte le plateau pour m’accorder un entretien. Demain, c’est la générale. Samedi, le spectacle commence.
 
 
Quatrième saison à Soultzmatt pour celui qui partage la mise en scène avec Thibaut Lutzing, lui aussi animateur et comédien. Olivier, t-shirt fleuri et bermuda, c’est le technicien des planches que je rencontre aujourd’hui. Pourtant, le voilà rattrapé par son personnage de scène, Lola from Paris, que j’ai découvert la saison dernière dans « Apparences ». Une revue qui « correspondait » à l’artiste, « où on dansait vraiment ». Une meneuse qui va au contact du public pour amuser la galerie et établir une complicité. Pour l’année qui s’ouvre, le thème est « Celebrity ». Le hall d’entrée donne le ton. Sur les écrans défilent des images de films qui parlent au public. Ce sera une année de cinéma. Lola se souvient d’avoir décroché l’Oscar de la meilleure actrice en 1986, mais aujourd’hui, le téléphone ne sonne plus. Pourtant, la star oubliée va revenir sous les feux des projecteurs. Du moins ceux du Paradis.



La nouvelle revue mobilise une quinzaine d’artistes sur le plateau. Le chorégraphe Sergii Shakno a la charge notamment de danseuses de l’Est. La saison passée les blessures étaient rares, mais la troupe compte toujours des jokers polyvalents qui travaillent comme les titulaires. Je jette un œil furtif à la grande salle. Les filles répètent.
Samedi, le spectacle sera au diapason de la cuisine, toujours dirigée par Mathieu Floranc. Les convives se déplacent pour le music-hall, mais la table ne doit pas les décevoir, surtout en Alsace, glisse Olivier, rejoint par Samuel De Nita, l’homme du marketing.

2018

Cette année, il sera possible de pénétrer dans les coulisses après le spectacle, guidé par Lola. Il faut réserver. La visite concerne un groupe forcément restreint, dix à douze personnes. Une proposition inédite sans doute qui donne accès aux costumes de Jacqueline Descanvelle.
En plus petit comité, il est encore permis de prendre une loge privative avec serveur dédié, au balcon, de deux à six couverts. Enfin, avec le package Vignes et paillettes, l’établissement entretient des partenariats avec les acteurs économiques et touristiques locaux.


Septembre envoie donc la saison. Le mois du démarrage bénéficie de l’effet nouveauté. Pour la troupe de Lola, il faudra enchaîner 180 à 200 représentations. Et ce n’est pas du cinéma, ce sont 200 revues certes reproduites et pourtant différentes, comme le public. C’est la loi du spectacle vivant.

Ouvrez le rideau !

Lola From Paris et Christophe Gonnet, le patron du Pardis

Le Paradis des Sources à SOULTZMATT

#paradisdessources#lolafromparis#celebritysoultzmatt

S’amuser comme un gamin au Bois des Lutins (La Bresse)

Avant la rentrée, emmenez vos enfants et petits-enfants dans le monde magique des trolls à La Bresse. Tout près de l’Alsace, le parc de loisirs Bol d’air s’est enrichi en 2018 d’un univers « Le Bois des Lutins ».

Ce nouvel espace de jeux et découvertes au cœur de la forêt vosgienne est exploité en franchise.Mais c’est le seul dans le Grand Est. Il s’adresse au public le plus large, de 2 à 102 ans, bien qu’il offre d’abord un formidable terrain d’exploration pour les plus petits.
Respect de la nature, interaction entre les arbres, jeux musicaux, expériences amusantes et enrichissantes sur des installations aux noms évocateurs : luge des lutins, tyrolienne des fées, maison de l’araignée, mer de filets, grotte des trolls

Laurent Mougel, chargé de communication


Entre ciel et terre, un monde au contact des arbres dans lequel il n’y a pas d’âge pour crapahuter sous l’œil goguenard des petits êtres de la forêt.

Mon expérience : nous avons testé le parc pendant une petite heure. J’ai escaladé ce que j’ai trouvé, grimpé avec peine dans le tunnel de cordes, glissé sur les toboggans, sauté sur le filet au-dessus du sol, arpenté le pont de singe, rampé dans une galerie… C’est ludique et ça peut être physique.

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www.bol-d-air.com

Tarifs 9 – 16€ la journée.

Le Bois des Lutins, une des propositions du site Bol d’air.
Chacun ses sensations (fortes). Ici le saut à l’élastique.
Rester debout sur le filet…

24 heures à Gérardmer

Gérardmer, lundi 12 août. Cette fois, j’emmène Parinda dans la Perle des Vosges, pour un séjour de 24 heures en amoureux. Après une heure trois-quarts de route, je me gare au voisinage d’un ensemble scolaire comme précédemment. Il est 13H15. Il faut déjeuner. A deux pas,  Chez Mémé  s’impose. Au 5, place Albert-Ferry, je vais tester la cuisine du café-épicerie-encas-bazar exploité par Adeline ( voir Chez Gérardmémé  sur ce blog ). Nous nous installons à l’intérieur face à un mur d’une trentaine de pendules des années 50 à 70, dans un mobilier sixties. L’alternative, c’est le plat du jour (lasagnes à la bolognaise) ou la planche de charcuterie aux trois fromages. Je choisis la proposition la plus locale. De quoi nourrir deux personnes, avec quelques brimbelles en décoration.

Gérardmer, c’est d’abord le lac. Bien que nous soyons lundi, il m’est difficile de trouver où stationner aux abords du site. Mais dans cette petite ville toutes saisons, on se gare toujours. Parinda insiste pour le tour du lac en bateau. C’est parti pour une vingtaine de minutes à bord de La Perle, une embarcation d’environ 70 places. Nous sommes une quinzaine à bord. Près du capitaine, la guide aux grosses lunettes fumées distille quelques explications et anecdotes. Le lac a une profondeur maximale de 38 mètres pour une capacité de 17 M de m3 d’eau. Parmi les espèces qui l’habitent, l’omble chevalier. Nous avons pris place à la poupe, tant pis pour les vapeurs de fuel. L’intérieur ressemble trop à un autobus flottant. C’est reposant, les commentaires intéressants mais cette promenade ne m’emballe pas.

Après la navigation, les pieds. Nous décidons de faire le tour du lac sur le sentier. Côté sports et zones de loisirs, les touristes sont nombreux. En parvenant le long de la départementale, nous serons quasiment seuls. Sur l’eau comme sur la berge, les installations annoncent le feu d’artifice de l’Assomption. Je ne sais combien de temps nous mettrons pour notre parcours, d’ailleurs nous ne le comptons pas. Fort heureusement quand nous quittons le lac, le ciel s’est soudain assombri. Quelques minutes plus tard, c’est l’averse.

C’est le moment de faire connaissance avec notre hébergeur. Une ascension sinueuse et vertigineuse de deux bons kilomètres pour atteindre notre chambre d’hôtes, Les Hauts du Lac, sur les hauteurs de Gérardmer, secteur Xettes. Ici, Monique et Patrick comptent parmi les précurseurs dans cette offre touristique. Leur pavillon à la forme de chalet montagnard compte des chambres au rez-de-chaussée et au deuxième étage, le premier étant occupé par les propriétaires, un couple jovial et heureux de faire vivre sa maison. Là-haut, c’est la tranquillité assurée avec vue sur le lac. L’établissement affiche complet. Sur réservation, possibilité de repas d’hôtes cinq jours par semaine.

Nous nous contenterons du petit déjeuner, riche de confitures, partagé à la table commune. Ça crée des liens. A ma droite, un couple de seniors lyonnais qui n’a jamais entendu parler de notre Collectivité européenne d’Alsace ( à venir en 2021).

Balan, Monique et Patrick.

Pour le dîner de lundi, nous nous contenterons de peu, compte tenu du repas du début d’après-midi. Gérardmer tout vosgienne qu’elle soit a beaucoup d’Alsace. Une tarte flambée gratinée fera l’affaire à la brasserie Le Pub, face au carrousel et à Chez Mémé. Il fait frais et je suis toujours en t-shirt. Nous dînons à l’intérieur. Service rapide, personnel jeune et agréable.

Gérardmer c’est aussi le commerce. Les grandes maisons textiles des Vosges y tiennent boutique. Linvosges dans son magasin d’usine ajoute une braderie à ses prix cassés. Nous mettrons du sapin dans notre literie. En contrebas de l’église, où l’organiste travaille un morceau contemporain, il faut encore faire son marché à La Maison de la Montagne, vitrine des produits artisanaux et fermiers du terroir vosgien. Nouveauté, la limonade. On essaiera la version à la myrtille.

Mardi matin. J’ai mis le réveil à 6H30. Fidèle à un rituel que je me suis donné voilà dix ans, je fais le tour du lac aux aurores. Je suis sur place vers 7H. Au loin, au milieu de l’étendue d’eau, un pêcheur isolé sur sa barque. Je pars dans le sens opposé cette fois, le long de la route depuis l’Hôtel Beau Rivage. Le sentier rocheux me ralentit toujours, il faut rester vigilant pour ne pas glisser ou chuter. Ce matin, je croise plusieurs joggeurs dans la fraîcheur. Je boucle ma rotation en moins de 38 minutes. C’est conforme à mes chronos, n’étant pas un coureur habituel.

Avant de quitter la Perle, une petite virée sur l’eau. En pédalo. A l’autre bout du lac, le pédalo jaune et vert. Un point sur le lac désert un soir d’été. Il fait bon aimer à Gérardmer.

CHEZ MÉMÉ 5, place Albert-Ferry Gérardmer 03 29 63 11 66 💛💛💛

LE PUB 8, place Albert-Ferry Gérardmer 03 29 60 00 08 💚💚

LES HAUTS DU LAC chambres d’hôtes 36, avenue de la forêt des Xettes Gérardmer 03 29 60 81 41 💜💜💜

La Haute-Saône régale le Tour Alsace

Photo GPPR

La Planche des Belles Filles, station familiale quatre saisons de la Haute-Saône, star du Tour de France récemment et du Tour Alsace aujourd’hui. Le département franc-comtois sait recevoir. Je me souviens des dégustations proposées par ce froid jour d’été en 2017. Ce 02 août, la course va arriver sous les éclaircies mais déjà le stand des spécialités gustatives est dévalisé.

Anne-Cécile a été missionnée pour animer l’espace du GPPR, le comité Gastronomie et Promotion des Produits gourmands de Bourgogne Franche-Comté, une association siégeant à Besançon. Porte-voix des filières agricoles et agroalimentaires de la région en France et à l’étranger, le GPPR fédère, accompagne, promeut le savoir-faire de plus de 200 producteurs locaux.

Photo GPPR

Plus de 200 produits sont sous signe officiel de qualité, dont 135 AOC/AOP. Une centaine de vins et spiritueux, une soixantaine de fromages…

Derrière sa table, Anne-Cécile désigne le produit phare de la Haute-Saône, la cerise de Fougerolles macérée dans le kirsch élaboré dans la même commune. 115 pièces pour 50 cl. Incontournable jambon de Luxeuil, mis au point selon une recette deux fois millénaire. Je goûte un fond de jus de pomme des Vergers de Rioz en échangeant sur la cancoillotte, ce fromage à pâte fondue pour lequel une demande d’IGP est déposée. Selon qu’elle est aromatisée au cumin, à l’absinthe, à l’ail ou au macvin, la recette change sensiblement de saveur.

Le GPPR est présent sur de nombreuses manifestations et dans les médias pour se faire l’ambassadeur de produits qui gagnent à être de la fête sur nos tables, de la salaison apéritive au biscuit de Montbozon en clôture d’un repas.

« Le meilleur de la Bourgogne-Franche-Comté, ça commence ici. »

#gppr

Anne-Cécile et son époux (en jaune)
Photo Eloi Kury-Reisz
Photo GPPR

Au gala de la reine des Vins

Elles se sont vu promettre une belle année… La reine des vins d’Alsace et ses dauphines ont été intronisées le 26 juillet au premier soir de la Foire aux Vins d’Alsace. Vingt candidates cette année, huit présélectionnées sur dossier. Et le gala au Cabaret Colmarien.
C’est Virginie André, 26 ans, qui succède à Margaux Jung pour représenter les vins d’Alsace en France et à l’étranger. Clara Iltis et Ophélie Holtzheyer en sont les dauphines.

Originaire de Franche-Comté, Virginie travaille à la Cave Dopff & Irion à Riquewihr. Elle veut défendre le difficile métier de viticulteur, qu’exerce son compagnon.

Les trois nouvelles ambassadrices des vins d’Alsace préfèrent le terme de « princesses » à celui de « dauphines », chacune ayant quelque chose à apporter à l’Alsace. La viticulture, ce n’est pas le monde des Miss. « Au-delà du sourire de la souveraine, c’est sa connaissance des vins, de la région, son éloquence, sa capacité à s’exprimer devant une assemblée, mais aussi, depuis plus récemment, son activité sur les réseaux sociaux, qui ont déterminé le choix du jury » explique le CIVA.

Vins d’Alsace et choucroute forcément



A l’occasion de leur intronisation, des reines et dauphines d’hier étaient là. Le trio royal fait partie de la Foire aux Vins depuis 1954.

Fin de règne pour Margaux et ses dauphines
Et les nouvelles ambassadrices des vins d’Alsace. Photo Ursula Laurent

Les brebis laitières de La Bresse

#gaecdentrelesgouttes#labresse#brebislaitieres

Dégustation de produits fermiers d’exception au GAEC d’Entre les Gouttes

Une suspicion de prédation de loup a été signalée début juillet dans le Bas-Rhin. Un éleveur de Bassemberg a constaté l’affolement de son troupeau et la mort d’une brebis dans une prairie de Belmont. Un agent de l’ONCFS devait constater une nouvelle attaque sur le même cheptel, fatale à trois bêtes. La responsabilité du loup avait déjà été évoquée en mai à Ranrupt. La préfecture avait installé une cellule de veille « grands carnivores ».

Le loup gris est aussi le cauchemar de Jean-Yves Poirot, éleveur à La Bresse. Avec sa compagne, il exploite la ferme de montagne d’Entre les Gouttes, une exploitation créée il y a bientôt quarante ans par son père. Sur les paysages escarpés, l’entretien est assuré par les brebis. Sauf que depuis huit ans, le loup hante les pâturages et saigne le patrimoine vivant de l’agriculteur. Jean-Yves annonce plus de 150 pertes par prédation. Si celle-ci est avérée, l’éleveur peut tirer une indemnisation de 90 € pour un agneau et 120 pour une brebis. Le préjudice impacte fortement l’activité du GAEC, qui n’investit plus depuis 4 ans. « Vous connaissez beaucoup d’entreprises qui n’ investissent pas sur cette durée ? » interroge Jean-Yves, résigné. Dans le cas de Belmont, les services de l’Etat ont mis en place des clôtures électriques de protection des troupeaux, quand le propriétaire a posé la sienne.
Or pour le Bressaud, aucune solution ne marche à 100 % contre le prédateur. De plus, les animaux sont stressés. Et sont moins productifs.

Pour maintenir son entreprise et dégager des revenus, Jean-Yves et sa compagne se sont mis à la transformation laitière, produisant des fromages et des yaourts aromatisés. Yaourt au sureau, tomme à l’ail des ours, voire au piment d’Espelette. Des créations originales et savoureuses proposées en vente directe à la ferme et dans quelques boutiques touristiques. Il est aussi possible d’acheter de la viande.

Le GAEC Poirot compte quelque 450 brebis, quelques vaches allaitantes et des chevaux. En parcourant la bergerie, les moutons ne semblaient pas apeurés à notre approche. Nous n’étions pas le loup des Hautes-Vosges.


GAEC d’Entre les Gouttes 15, rue de Moyenmont à 88 La Bresse ❤❤❤

Le Florival cyclofriendly 🚵‍♂️

#officedetourismeguebwiller#paysduflorival

Nous avons été 44.000 au slowUp Alsace le plus chaud le 2 juin au voisinage du Haut-Koenigsbourg. J’avais, parmi une armée de cyclistes, accompli 41 km à trottinette mue par mes seules jambes. Alsace Destination Tourisme vient de m’immerger dans l’univers Alsace à vélo. La partie rhénane du Grand Est est la première région cyclable de France avec 2500 km d’itinéraires et un maillage très dense. 2 millions d’utilisateurs y circulent annuellement.

Sous le pilotage de l’OT de Guebwiller et des Pays du Florival, c’est une boucle locale, la BL924 dite « Le Chemin des Celtes » que je vais parcourir aux côtés de Thomas, un des deux garçons de l’équipe de Stéphanie Chefdeville, la directrice.

Thomas m’emmène à la Pépinière des Entreprises du Florival où nous allons emprunter des VAE de la tout jeune société EBIKE Alsace créée par deux vététistes de haut niveau, Jérôme Clementz et sa compagne Pauline Dieffenthaler. Nous partons sur des urban bikes Cannondale pour une balade d’une vingtaine de kilomètres, sur des chemins très divers, de la bande ou de la piste cyclables, la chaussée, la véloroute du vignoble, l’EuroVelo-route 5, le couloir entre des parcelles de vignes… Avec l’assistance électrique, nous ne fournirons presque aucun effort si ce n’est l’ascension vers la chapelle du Bollenberg où l’imposante croix voisine avec un bûcher en montage, pour le Haxafir du milieu de l’été.

Au départ de Guebwiller, nous roulons vers Buhl. Un arrêt à Schweighouse – Lautenbach où l’église fait éclater sa blancheur. La grimpée du Bannstein ne pose aucun problème. Elle nous bascule vers Soultzmatt, via la chapelle du Schaefferthal et le cimetière roumain. En revenant vers la capitale du Florival, une visite à Sylvie, qui tient le camping labellisé Accueil Vélo. Une station de gonflage, lavage, réparation est à la disposition des cyclocampeurs. Le retour s’effectue par la rue de la République et l’OT, pour gagner L’Angélus, la brasserie du dynamique Milko, investi lui aussi pour les adeptes du cycle. Face à son établissement, au blason de la ville, des arceaux reçoivent nos montures.

L’établissement labellisé également et qui fait face à St-Léger est plein sur les coups de 13 heures. Le restaurateur tourbillonne entre les tables, tout au service de ses clients. Pour les cyclotouristes, il a installé une borne de recharge et met de l’eau à leur disposition. Pour le passage du Tour de France le 11 juillet, un dispositif renforcé permettra de répondre à la demande, bien que le gros de l’animation locale se passe en aval au niveau de Notre-Dame.

Louez un VAE en ligne sur www.ebikealsace.com 

A la Pépinière des Entreprises du Florival, Pauline et son compagnon Jérôme sauront vous conseiller le vélo adapté à votre randonnée, du vélo de route loisir au VTT enduro. Technologie Cannondale.

7 rue de l’Industrie à Soultz.

Pauline, la souriante championne désormais dans la location de cycles 

Le Camping du Florival labellisé Accueil Vélo 

Sylvie, gestionnaire du Camping du Florival 

Sylvie et son équipe vous accueillent du 1er mai au 30 septembre. Nouveauté : animations en soirée. Et dégustations de vins du terroir. 73 emplacements, 20 chalets, station vélo.

Se taper la cloche à L’Angélus 

Une bonne adresse au 139, rue de la République, près de l’hôtel de ville de Guebwiller, face à St-Léger.  

Un restau – brasserie labellisé Accueil Vélo.
03 89 74 00 00 

Milko Rota, le patron de L’Angélus


Et bien sûr l’Office de Tourisme de Guebwiller et des Pays du Florival, labellisé Accueil Vélo lui aussi. 

27 circuits à effectuer dans le territoire, 7 famille, 5 grimpées et 15 cyclotourisme.

http://www.tourisme-guebwiller.fr

Soirée étape au Domaine du Lac
A la sortie de Guebwiller, le Domaine du Lac regroupe l’Hôtel du Lac ***, l’Hôtel Les Rives*** et le Restaurant Les Terrasses donnant sur un plan d’eau. De l’apéritif au digestif, un service impeccable et rapide. Quiche lorraine mémorable. Eau-de-vie d’asperge inattendue.
Dîner au bord de l’eau bienvenu.

244, rue de la République en direction de Buhl, Guebwiller

http://www.domainedulac-alsace.com

Plus d’infos sur  http://www.alsaceavelo.fr   #alsaceavelo

@alsaceavelo @alsace  @visitesalsace

Riqu’Eco Tour : le scooter des vignes

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#riquecotour#riquewihr#danielklack

Daniel Klack

Avec le développement de l’oenotourisme, les vignerons doivent offrir de nouveaux services et possibilités à une clientèle en quête d’inédit. On connaît le VTT, le VAE, le gyropode… Depuis deux semaines à Riquewihr, les touristes comme les locaux peuvent s’essayer au scooter électrique.


En descendant du Kut’zig (voir « Kut’zig, la mobilité décoiffante du vignoble colmarien », un scootériste est venu à notre rencontre. Daniel Klack, maire de ce village médiéval et depuis peu loueur de scooters électriques. Dans sa commune de près de 1200 âmes passent annuellement bientôt 2 millions de touristes. Il faut occuper tout ce monde. Et c’est naturellement que l’élu et vigneron a trouvé ce nouveau moyen de locomotion. Le produit est à l’expérimentation, de façon à l’adapter au territoire et aux utilisateurs. En fait, il s’agit d’une trottinette électrique aux airs de Harley, avec de gros pneus.


Nous sommes une douzaine à l’apprivoiser depuis le garage où nous accompagne la famille Klack. Briefing, explication rapide du fonctionnement, remise d’une charlotte et d’un casque. Il convient aussi de mettre des gants. Bien qu’il s’agisse d’un scooter électrique, l’engin, de fabrication chinoise, est l’équivalent d’un 50 cc. Il faut être titulaire du permis de conduire. A partir de 14 ans, du BSR auto-école. Et s’assurer d’être couvert en cas d’accident.

Nous n’allons pas nous aventurer dans une longue randonnée, juste une petite virée entre la cité du Dolder et Kaysersberg. La mini-monture ne peut démarrer si la béquille est enclenchée. Les pieds à plat, on tourne à peine la poignée et ça part en descente. Nous voilà en file indienne à la sortie de Riquewihr. Très vite sur un chemin de terre. L’apprentissage prend quelques minutes. Très vite à mon aise, je m’autorise un puis plusieurs dépassements. Avec 3 niveaux de vitesse, chaque pilote pourra trouver son rythme. Je finirai par le plus élevé, qui me permet d’entrer à KB à 46 km/h, sans pouvoir aller au-delà.

Le scooter électrique est dans l’air du temps, ni bruyant, ni polluant à l’usage. De plus c’est une belle machine.

Daniel Klack propose des tours avec ou sans accompagnateur, à partir de 30 € 1H30 par personne. Prévoir une caution de 300 € le scooter.

En option, dégustation de vin et visite d’une vieille cave alsacienne au Domaine de la Tour Blanche. 10 € par personne. Option 2 en partenariat avec le restaurant Le Médiéval, menu spécifique pour 26 € hors boissons.

Riqu’Eco Tour à Riquewihr

06 09 80 86 50

riquecotour@gmail.com

@riquecotour

www.le-medieval.fr

www.domainedelatourblanche.fr