DANS LA COUR DES GRANDS

Retour chez Jean-Michel Feger, le chef d’Il Cortile * à Mulhouse.

🥂🍽🍷 ❤❤❤

La Cour des Chaînes, dans le vieux Mulhouse. J’y venais souvent dans les premières années de ma carrière, pour les conférences de presse culturelles et celles de l’UP. Au début du millénaire, un restaurant italien s’inséra dans l’aile gauche de l’ancienne manufacture, Il Cortile. Depuis bientôt vingt ans, ce nom ensoleillé est associé au monument historique.

Il Cortile ( La Cour) est l’oeuvre de Stefano D’Onghia et de son fils Sébastien. Avec leur chef Jean-Michel Feger, ils ont fait de cette table de centre-ville le haut-lieu de la gastronomie mulhousienne intra muros. Sur un positionnement de cuisine italienne. Né en 2001, le restaurant fut distingué d’un macaron Michelin en 2007. 7 ans plus tard, c’était le deuxième. Une promotion inédite pour une maison dédiée aux plats transalpins. Le nuage se dissipa malheureusement quand le guide rouge retira la seconde étoile.
Depuis, les fondateurs ont revendu mais le chef Feger est resté aux fourneaux.

Ma dernière visite au Cortile remonte à quelques années.Je me souviens d’une abondance de fleurs à l’entrée. La décoration a été refaite, entre gris et noir. C’est contemporain, épuré, simple et chic. L’accueil est professionnel, pas de mot superflu. Des mines presque neutres, comme dans les défilés de mode. Ce n’est pas l’auberge des touristes. Justement, notre dîner est professionnel. En d’autres lieux, il aurait pu être déridé. Le moment sera conventionnel. Comme en première classe de TGV. Mais quel bonheur de faire bonne chère dans un environnement calme…

En apéritif, des sablés au parmesan et à l’olive font noce avec le crémant d’Alsace. La couleur orange facilitant l’appétit, voici le velouté de courge au gravelax en amuse-bouche. L’occasion de croquer dans les pains. Pour l’entrée, deux sphères de foie de canard sur brioche toastée. Suit le turbot sur mousseline de pommes de terre. Les câpres font des étincelles. Pour la viande, les suprêmes de pigeonneau Théo Kieffer sur ziti gratinés. Pour finir, les parfums de sous-bois. Mousse de pistache, champignon au chapeau – meringue et glace aux cèpes. De bout en bout, des saveurs, des couleurs, de la technique, un dressage impeccable.

Jean-Michel Feger passe en salle saluer ses hôtes. Nous venons de finir le menu « La petite cour » avec les mignardises. Le petit futé a été bien avisé de présenter son City book au Cortile. L’adresse étoilée de Mulhouse.

Restaurant ouvert du Mardi au Samedi
de 12h00 à 13h30 et de 19h30 à 21h30

Réservation uniquement par téléphone
03.89.66.39.79

L’essentiel vers l’excellence

Pas de salon FestiVitas sans le lycée Storck. Cette année, 4 chefs épaulent 20 étudiants pour leur restaurant S3.

Au cœur de l’hiver, Mulhouse Expo nous offre depuis près de dix ans une évasion ensoleillée et gourmande. FestiVitas, le grand marché des voyages, de la gastronomie, des vins et saveurs. Pour la septième fois en neuf réalisations, le lycée des métiers Joseph-Storck de Guebwiller est le compagnon de route culinaire des organisateurs. C’est en ses murs d’ailleurs que le salon du tourisme de Mulhouse est présenté à la presse et aux partenaires. Avec une mise en bouche sans faute.

Michel Arnold, proviseur, est particulièrement fier et heureux de l’implication de ses équipes et de ses élèves dans un montage relevant chaque année d’un sacré pari. A trois mois et demi de leur examen, les étudiants en BTS hôtellerie-restauration vont tenir une table éphémère de standing dans le cadre de FestiVitas, le S3 (S cube) comme Storck, Signatures, Schlumberger. Sur 200 m2, exploiter un restaurant gastronomique préparé depuis septembre avec leurs professeurs.
Le S3 est porté par une mini-entreprise confiée à l’étudiant Thomas Dubois, qui emmène 19 camarades dans cette aventure humaine exaltante et forçant le respect. Les Domaines Schlumberger parrainent le projet dont le thème 2019 est « L’Essentiel« . Simplicité et nature pour la ligne à tenir. Le S3 s’est forgé une réputation par la prestation des élèves, l’image de Storck qui régale pendant l’année scolaire dans son propre restaurant et la participation de chefs.

Marc Haeberlin tout triple étoilé qu’il est, reste invariablement abordable et s’associe amicalement aux jeunes pousses. Pour le menu S3 de cette année, les Stork ont aussi obtenu le renfort de Nicolas Multon de la Villa René-Lalique où officie Jean-Georges Klein**, Loïc Lefebvre, de L’Atelier du peintre* et de Sébastien Buecher, de l’Auberge du Frankenbourg*. Pour la salle, les conseils experts de Michel Scheer, MOF. Le restaurant compte une centaine de couverts. Plusieurs services sont assurés. Mais le S3 est victime de son succès. Les réservations sitôt ouvertes en décembre ont quasiment fait le plein à ce jour. Nous avons eu le privilège de parcourir le menu en version dégustation dans les locaux de Storck, arrosé des nectars proposés aux convives de février.


Sous l’œil de M. Arnold qui tient son établissement comme une caserne et des professeurs Marie Girerd, Sandrine Jobard et Christophe Pham Van, les acteurs du restaurant éphémère ont présenté les plats travaillés avec les professionnels de la haute cuisine.



Le carpaccio de Saint-Jacques, artichauts, truffes, voilé de pommes vertes (Loïc Lefebvre) ; la lotte pochée, crémeux de céleri au four, choucroute au caramel, cumin et racines de raifort (Sébastien Buecher) ; le tournedos de pigeon au chou et truffes (Marc Haeberlin). Et pour le dessert, la ganache montée au chocolat Illanka, croustillants de fèves de cacao, parfait à la noisette.

Pour les vins, un crémant « Emotion » de la maison Cattin, un pinot gris de Schlumberger et un Cairanne de Jean-Luc Colombo. Pendant le salon, l’accord mets et vins pourra se décliner encore en mets et jus (de fruits). Pour être pleinement opérationnels, les vingt étudiants restent en contact avec leurs mentors. Pour le salon, ils seront eux-mêmes secondés par une trentaine de commis. Sans petites mains, pas de grande cuisine à cette échelle. Que le FestiVitas commence !

FestiVitas au parc-expo de Mulhouse du 1er au 3 févier.

Restaurant S3 sur Facebook

festivitas@gmail.com

#S3

« LES JARDINS DE SOPHIE »: DES MOINEAU AUX DAIMS

Mise en bouche gastronomique aux Jardins d’Elisabeth Ragazzoli, dans les Hautes-Vosges. 🍽🍷 ❤❤❤❤

J’étais un petit garçon quand je mis les pieds à La Moineaudière, emmené par mes parents et probablement aussi en excursion avec ma grand-mère. Je ne me souviens quasiment de rien, si ce n’est cette merveilleuse collection de pierres et de coquillages, des têtes réduites des indiens Jivaros, de plantes peut-être. C’était une destination touristique à quelques kilomètres de Gérardmer et de mon Alsace.

C’est en 1951 que l’abbé Pierre Blaise transforme une ferme vosgienne en centre éducatif qui fera la fierté du territoire et de l’évêché. Et une entreprise lucrative par les visiteurs. Voilà pour le meilleur de l’histoire.

A la fin des années 80, le site devient un hôtel – restaurant. Plus près de nous, en 2006, il est racheté par la Compagnie des Hôtels des Lacs du Géromois Michel Harasse, homme d’affaires dans l’immobilier et l’hôtellerie-restauration. Au domaine de La Moineaudière, l’entrepreneur vosgien a donné, après 9 mois de travaux, un hôtel & spa de montagne, Les Jardins de Sophie. C’est là que nous accueille une élégante dame, Elisabeth Ragazzoli, directrice du 4 étoiles. D’emblée, la maîtresse de maison rappelle à mes confrères parisiens que le département des Vosges ne véhicule pas toujours une image heureuse. Depuis 34 ans, la Vologne est hantée par l’affaire Grégory qui ne sera peut-être jamais élucidée.

C’est pourtant un paradis vert que la Haute-Vosgienne souhaite promouvoir en notre présence, un écrin de 9 hectares pour réapprendre à vivre au contact de la nature et de sa faune, dans les senteurs de résineux, au grand air sur la route du Valtin, lâcher prise dans la piscine et la fontaine à glace, savourer une cuisine qu’on n’oubliera pas.

Justement, il faut passer à table. Le restaurant gastronomique est tenu par Hervé Cune, maître cuisinier de France, étoilé en 2013, lui qui grandit auprès du Bocuse d’or Régis Marcon. Le moment est magnifique dans ce cocon apaisant et chaleureux. La pâtisserie est entre les mains non moins expertes d’Emilie Badoz.

Nous n’aurons pas le temps de visiter l’établissement, mais le peu que nous avons vu nous invite à le recommander. Elisabeth de plus connaît bien l’Alsace voisine.

Les Jardins de Sophie **** est labellisé Forê l’effet Vosges et Ambassadeur des Vosges.

La Compagnie des Hôtels des Lacs c’est aussi Beau Rivage *** et l’Hôtel de la Paix** à Gérardmer, plus le restaurant La P’tite Sophie, également dirigé par le chef Cune dans la Perle des Vosges.

Route du Valtin à 88400 Xonrupt-Longemer

www.compagniedeshotelsdeslacs.com

Il fait tour de tout bois

  Visite de l’Atelier de la Tournerie à La Bresse.

Barbe fournie, chapeau feutre sur la tête, les yeux rivés au métier : Gilles Galmiche fait mugir son Killinger pour façonner un bol dans son atelier où règne le bois. Il ne paraît pas bavard, ses mains robustes parlant suffisamment pour expliquer son travail. L’homme a connu une vie textile qui lui a fatigué les épaules. Il s’est reconverti dans le tournage d’art.

Autodidacte, il a étudié l’ébénisterie et décroché en 2007 un CFP en menuiserie. Dans son univers au 20, rue du Hohneck à La Bresse, il manipule consciencieusement mandrin, contre-pointe et gouge pour donner vie et forme à toutes sortes d’objets alimentaires, nécessaires ou décoratifs, de la planche à découper à la lampe, en passant par le vase, la boîte, le stylo et l’horloge. La toupie et le bilboquet sont des classiques dans la profession. Gilles réalise sur mesure et restaure des meubles aussi.

Dans sa démonstration, il fabrique en un tournemain un sapin miniature.

Noyer, mirabellier, pommier, buis, frêne, érable, châtaignier, autant d’essences sollicitées par l’artisan, qui peut recourir aussi aux bois exotiques. Un arôme anisé se frotte à mes narines. C’est le santal.

Gilles est le tourneur d’art des Hautes-Vosges. Son métier, on l’apprend à l’école de Moirans dans le Jura. Lui l’ouvre régulièrement au public en proposant des stages de trois jours. Comme la montagne, le bois se respecte. Et le rend bien. Le geste est précis, la concentration pleine. « La vibration est l’ennemi du tourneur. »

Gilles Galmiche, menuisier tourneur à La Bresse

www.atelier-de-la-tournerie.fr



ANGELE,UN PEU DE PARADIS

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🍽🍷   ❤❤❤

 

 

Après une séquence dégustation de petits crus aux Cuvées Vosgiennes, quelques hectomètres plus haut, nos palais étaient apprêtés à un dîner tout aussi coloré, à La Table d’Angèle de La Bresse.

Un bâtiment aux lignes et teintes contemporaines et paré de bois au 30 de la Grande Rue, sur un axe passant. Il ne m’a pas échappé d’y avoir partagé le repas avec un autre groupe de journalistes quelques années plus tôt.

L’établissement m’avait laissé un bon souvenir et un autre, cocasse, avec cette incorrigible consœur qui avait happé la sculpture de bouchons avec son sac, renversant l’installation.

La Table d’Angèle
est effectivement le restaurant d’Angèle, que je ne verrai que furtivement, le service étant assuré par d’accortes serveuses.

Nous occupons la même table mais j’ai l’honneur de m’asseoir au milieu. Il est vrai que nous ne sommes que deux hommes parmi la douzaine de convives. « Manger est un besoin, savoir manger est un art » peut-on lire sur un tableau noir. Avant de passer à l’assiette comme en sortant de l’établissement, nourrissons-nous d’une maxime que n’aurait pas reniée M. Paul. Nous inaugurons ce soir notre voyage culinaire dans les Vosges et la promesse se concrétise dans les plats.

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Le Michelin a souligné le très bon rapport qualité / prix et attribué un Bib à Christophe Poirot qui crée en cuisine, mais la maison a été remarquée par d’autres inspecteurs. Ce soir, l’atmosphère est plus intimiste, le photophore et le verre ambre sont comme le feu de cheminée dans ce cadre épuré. Une douce lumière dans cette maison des Hautes-Vosges où le saumon label rouge est fumé par le cuisinier, le filet de bar  rôti sur la peau et la religieuse fait corps avec  les myrtilles.

« Bonne cuisine et bons vins, c’est le paradis sur terre » lis-je encore sur l’ardoise.

La Table d’Angèle des Hautes-Vosges, c’est comme la Dame de Haute-Savoie. On est assuré d’y trouver des bras ouverts.

 

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La Table d’Angèle à 88 La Bresse

http://www.la-table-dangele.com

#latabledangele

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Lorraine Pierrat, comme un chef !

🍽🍷🦌❤❤❤

Lorraine et sa maman Marie-Anne

Sur les hauteurs de Remiremont, la troisième agglomération des Vosges, une escale marquante au pays des saints locaux, au Domaine St-Romary. Aux fourneaux, Lorraine Pierrat, une cheffe remarquée et respectée.

A Saint-Etienne-lès-Remiremont, l’ancienne ferme-auberge et discothèque a fait place à une table recommandée et repérée par Gault et Millau. Sur le promontoire avec vue sur la vallée de la Moselle, nous ne distinguerons pas grand-chose ce samedi après-midi, le temps étant bouché. On imagine le panorama offert par les baies vitrées et la terrasse de ce restaurant de montagne d’un rustique élégant avec ses chaises blanches disposées autour des tables noires.

A l’accueil, Marie-Anne Pierrat au regard d’Isabelle Adjani dans les années 1980. A elle la salle. A sa fille la cuisine. Nous n’aurons pas le temps de nous attarder, mais de savourer l’instant au milieu de cette bulle de bonheur gastronomique. Je redécouvre la crème Dubarry, mon premier TP, enrichi de crevettes. J’opte ensuite pour la volaille aux morilles. Lorraine qui a étudié le droit et la philo travaille aujourd’hui la cuisine traditionnelle en préférant les circuits courts et les producteurs locaux. Ses spécialités comptent le tartare de bœuf au couteau, les rognons de veau à la moutarde à l’ancienne, le pied de cochon désossé farci. Pour le dessert, ma voisine a choisi la poire au vin chaud. C’est de saison après tout.

Romary fut à l’origine du plus ancien monastère féminin de Lorraine. Au Domaine St-Ro’, c’est encore une page féminine qu’écrit le duo Anne-Marie / Lorraine. Cette touche féminine a accompagné notre courte halte. On n’a pas fini de parler de cette plaisante maison au pays de la brimbelle.

Le Domaine St-Romary à St-Etienne-lès-Remiremont

http://www.stromary.fr

#stromary

LA PERLE DES CHOCOLATS

🍫🍬🍡🍰❤❤❤

Il pleuvait sur le lac de Gérardmer cette fin d’après-midi. La nuit avait déjà revêtu la Perle des Vosges. Dans la touristique rue François-Mitterrand, j’allais vite oublier le proche hiver en poussant la porte de la chocolaterie Schmitt. « Ça sentait bon Noël.»

Schmitt. Un patronyme qui n’est pas étranger à l’Alsacien que je suis. Une famille de bouche, boulangers, pâtissiers, cuisiniers et chocolatiers. Jean-Emile a créé sa maison à Gérardmer en 1983. Il compte parmi les meilleurs artisans du chocolat de France (Award 2010). Le guide des Croqueurs de Chocolats lui a attribué 5 tablettes pour son savoir-faire, ses saveurs originales , ses mélanges audacieux. « Le chocolat, une matière complexe et magique, dont on fait ce que l’on veut, si l’on accepte d’y consacrer du temps. » Jean-Emile a fait des émules. Ses fils Nicolas, Barthélémy et Jérôme sont dans le métier aussi. A Nancy et ici dans les Hautes-Vosges.

C’est dans le laboratoire que nous retrouvons Jérôme à la réalisation d’une ganache à crème chaude coulée à la main. On est chez un artisan qui prend le temps des infusions. En l’occurrence au lait poivré de Sichuan. Il explique le mélange par le fond pour empêcher l’air d’entrer dans l’appareil. Son élève Rémi, meilleur apprenti chocolatier des Vosges, le seconde. Derrière, les autres employés s’activent à la confection des chocolats de Noël. La St-Nicolas donne le coup de feu de la production festive.

Parmi les spécialités de la chocolaterie – pâtisserie Schmitt, le Granit des Vosges, les Oignons des Jonquilles, les florentins et la pâte à tartiner.
Pour passer le cap de la St-Sylvestre, le gâteau de minuit citron/chocolat.

Entre les arômes et les moulages de sapins et le bonheur de partager de Jean-Emile et Jérôme, qui mettent nos palais à contribution, je finis par en oublier mon carnet de notes dans l’atelier. Ce qui n’arrive jamais. Envoûtant chocolat.

Chocolaterie Schmitt à Gérardmer. Cours et dégustation.

Jérôme Schmitt

www.schmitt-chocolat.com

Le bon Foin

Dégustation d’un vin de foin floral créé par un Vosgien. Son produit – vedette. Festif.

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Entre une visite d’usine textile et un dîner remarquable à La Table d’Angèle, notre voyage de presse du conseil départemental des Vosges s’arrête devant un imposant chalet d’architecture contemporaine. Nous sommes devant Les Cuvées Vosgiennes, à La Bresse. Une construction récente, une halle de dégustation, un comptoir et un caviste devant ses flacons multicolores.

« L’insolite apéritif »

Fabrice Chevrier. Biotechnologiste de métier, il honore son terroir en perpétuant une vieille tradition vosgienne : la production et la transformation des petits fruits et des fleurs sauvages en vins, on dit plutôt « petits crus ». Les recettes sont ancestrales, la vinification moderne. Nous ne verrons que les produits finis et un gros sac de foin. Car les nectars de Fabrice et Nancy Chevrier ont un best-seller,  Foin de montagne °.

Il s’agit d’une cuvée issue d’une vinification en blanc d’une décoction de foin floral récolté à la main sur les hauteurs et séché au soleil, à laquelle sont ajoutés sucre et jus de citron. Fabrice en tire un moelleux original aux arômes de miel, pomme, poire, coing, cannelle et foin bien sûr. Il le recommande frais en apéritif avec du foie gras, du fromage doux et au dessert.

Le technicien devenu agriculteur respire le bonheur et s’empresse de nous « mettre la nature en bouche ». La dégustation passe en palais l’ensemble de la gamme des cuvées, du bourgeon de sapin au mojito des montagnes en passant par la rhubarbe, qui rendrait joyeux. Un anti-trac aussi pour notre hôte. Dans L’Envoûtante, la rhubarbe est mariée au gingembre. Les skieurs oseront Le Hors-Piste, à base de citron de Sicile. Suggérons encore Bois de Chêne, à base de cette essence torréfiée. Une quinzaine de déclinaisons pour tous les goûts et les plats. Fabrice travaille d’ailleurs avec de grands restaurants.
« Je vous propose un voyage gustatif à travers chaumes, forêts, clairières… Explorer la flore vosgienne sous une forme que vous n’avez encore jamais connue auparavant ! »

L’homme est volubile, il raconterait son amour de la montagne vosgienne pendant des heures. Les flacons des Cuvées Vosgiennes sont labellisés Vosges Terroir. Leurs arômes subtils nous ont apprêté les papilles. Voilà des breuvages qui requinquent le stressé et réconcilient ceux qui font du foin.

Les Cuvées Vosgiennes, 34 route de Vologne, La Bresse

http://www.cuveesvosgiennes.fr

#cuvéesvosgiennes ; #apéritifdefoin

La tourte au petit cochon

Manu roi de la tourte

Volaille, morilles et liqueur de pêche. Trilogie de la tourte des rois de Manu Brand.

Les galettes de l’Épiphanie ont investi les étals des grandes surfaces depuis des semaines. Artisans boulangers et pâtissiers vont mettre la main à la pâte incessamment. Dans cet élan festif, la Fédération des bouchers – charcutiers – traiteurs d’Alsace a présenté ce 27 décembre la tourte des rois 2019.

Deux lancements à Strasbourg, un à Colmar. Le quatrième a eu lieu à Mulhouse, au Resto, la table de Manu Brand, un des plus dynamiques et talentueux bouchers de sa génération. La présidente Jacqueline Riedinger – Balzer et d’autres collègues ont fait le déplacement rue de la Locomotive, escortés par les représentants de Wolfberger. L’opérateur majeur du vignoble alsacien est partenaire des transformateurs de viande. La maison d’Eguisheim avait proposé trois alcools pour la recette, à base de cerise noire, de pêche de vigne et de Kéva° citron. Le deuxième a été retenu pour la fraîcheur et le côté sucré, explique Manu Brand, lauréat de la meilleure recette de la tourte des rois 2019. Le concours a eu lieu en septembre à la Foire européenne de Strasbourg. 18 artisans l’ont disputé et c’est donc un habitué des podiums qui a triomphé. A charge pour lui de partager son savoir-faire. Le boucher de la rue du Manège a choisi du blanc de poulet fermier d’Alsace, des morilles et le nectar jaune.


Des fèves pas cochonnes


Pas de tourte des rois sans bijou. Les BCT restent dans leur univers, avec une fantaisie pleine de nostalgie. Ils ont commandé une collection de six fèves représentant de joyeux cochons, dont un en costume alsacien. Pour faire un bond dans le passé et se souvenir de ces souriantes têtes ornant nos commerces de détail et motifs de communication. La couronne reprend aussi un motif oublié : le nid de poule bleu caractéristique de la veste professionnelle. 10.000 pièces de porcelaine ont été provisionnées. La centaine de points de vente écoulera donc autant de tourtes en janvier.

Après les Fêtes, voilà un produit à recette innovante qui régalera la famille autour d’un verre d’Alsace, un pinot blanc par exemple. La quête de la fève apporte un surcroît de motivation. Et comme la tourte se déguste en janvier, elle peut précéder la galette des rois du boulanger. Ce sera certes un peu copieux mais on double ses chances de finir roi / reine sans être le cochon de la farce.

La tourte des rois est en vente en janvier chez les artisans bouchers-charcutiers-traiteurs d’Alsace.

Compter 26 € la tourte pour 4 personnes chez Manu Brand à Mulhouse.

#tourtedesrois2019

L’ incroyable soirée géromoise

🥂🍽💃❤❤❤

La soirée de gala s’est terminée par une discothèque improvisée dans le plus bel hôtel de la Perle des Vosges.

Vendredi 7 décembre. Notre voyage de presse dans les Vosges est arrosé et venté. Les visites s’enchaînent mais cette fin d’après-midi marque une courte relâche. Retour pour ce qui me concerne au Grand Hôtel et Spa de Gérardmer, que Lana m’avait fait découvrir voilà bientôt dix ans. Nous y passerons la nuit après dîner.
Nous avons le privilège du spa privatif pour une heure et refaire le monde dans les bulles sous éclairage tamisé. Essayer éventuellement le sentier sensoriel en demi-lune.


C’est endimanchés que nous passons en salle ensuite.La grande table ronde au milieu du Pavillon Pétrus nous est réservée. C’est le restaurant gastronomique de l’établissement, trois fourchettes au Michelin, sous la direction du maître cuisinier de France Thierry Longo et de Patrice Paya. Le mobilier d’inspiration russe ne dépaysera pas la Slave Lana. Mes consœurs se sont mises sur leur 31 décembre. Le noir prédomine. L’ambiance est feutrée, sous l’imposant lustre de verre. Un cocon festif quand dehors les bourrasques giflent le parc.

Le maître d’hôtel a le visage fermé. Il faudra attendre la fin du repas pour qu’il ose un sourire.
Entre-temps, un anniversaire sera mis en étincelles à la table du fond, avec notre chantante participation.

L’after, je ne l’envisageais pas. Pourtant, le groupe se dirige vers le Fritz Bar. Claude Remy le propriétaire de l’hôtel s’est passionné pour la saga Schlumpf qui a laissé la célèbre collection automobile à Mulhouse. Nous y prenons le café aux fours. A notre arrivée, des airs pop-rock interprétés par un duo pas vraiment dans le format. Jean aux claviers et au chant, Isabelle au chant. Un binôme d’animation musicale que nous allons redynamiser rapidement. Il est vrai qu’il manquait de public et surtout d’auditeurs/spectateurs au diapason. Très vite donc, nous allons faire du salon couleur tabac un dancing. Nous ne sommes qu’une demi-douzaine, mais débordant d’énergie. Au point que le musicien sosie de Robert Hossein jouera la prolongation, requinqué par ces convives qu’il n’espérait pas. Disco, madison, sirtaki, tout y passe. Pierre Remy, le jeune directeur, savoure discrètement l’instant.
Nous ne connaissions pas ce couple d’animation. Nous nous quittons en nous embrassant.

Le Grand Hôtel de Gérardmer est une grande famille.

Grand Hôtel & Spa

Place du Tilleul

88401 Gérardmer